NON à la votation du 27 septembreNous décortiquons les arguments du OUI

Le renforcement d’un cadre de vie harmonieux et durable

Nous avons déjà un cadre de vie harmonieux et durable. Nous faisons déjà partie des privilégiés d’habiter dans une aussi belle région qu’est la nôtre. Que pourrait faire la nouvelle commune pour améliorer davantage nos vies que nos communes respectives ne peuvent faire en étant indépendantes ?

Complémentarité économique et financière

On pourrait traduire cet argument comme ceci: Le contribuable blonaysan devra supporter le prorata de la dette de St-Légier et augmentera de 39% au moment de la fusion, celle du St-Légerin baissera, quant à elle, de 26%. Le manque de trésorerie de Blonay sera assumé par les habitants de St-Légier étant donné que la trésorerie St-Légerine est plus confortable que celle de Blonay qui est inexistante.

On ne peut oublier que deux communes financièrement faibles
demeureraient financièrement faibles après leur fusion.

La taille de la nouvelle commune serait optimale (La dimension permettra de mieux répondre aux défis actuels et futurs)

Selon le rapport: IDENTIFICATIONS TERRITORIALES DANS LE CADRE DES FUSIONS DE COMMUNES : ANALYSE DES FACTEURS D'INFLUENCE de Silberstein Julie

Les raisons les plus fréquentes pour justifier de la pertinence d’une augmentation de la taille des communes par le biais d’une fusion sont la recherche d’économies d’échelle, autant sur le plan de la production des biens et services publics qu’au sein de l’administration. Cependant, celles qui utilisent un grand nombre d'employés et un faible capital financier devraient être moins sujettes à de larges économies d'échelle. Les économistes s'accordent sur le fait que la fonction de coûts de production est en « U ». Les coûts décroissent dans un premier temps pour arriver à un seuil minimum puis ils croissent à la suite de ce que l'on appelle la loi des rendements décroissants. Les économies d’échelle ne sont donc pas démontrées.

Concernant la taille optimale, on peut donc légitimement supposer, selon la théorie des économies d'échelle, qu'elle se situe là où la fonction de production d'un bien ou d’un service local est à son minimum. Néanmoins, dans la réalité il est très difficile de dire qu'une commune a atteint une taille optimale car chaque « produit » qu'elle fournit possède une fonction de production différente et donc une taille optimale différente.  Il faut tout de même avoir en tête que lorsque certains biens et services publics ont atteint leurs coûts minimums de production, d'autres sont déjà en situation de « retours décroissants ». Il faudrait donc pouvoir délimiter une taille où les économies réalisées grâce aux économies d'échelle sont maximisées ou transférer la tâche au niveau de l’échelon supérieur pour celles qui ont un haut potentiel d'économie d'échelle.

De nombreuses études ont tenté d'observer empiriquement les effets des économies d'échelle. Malheureusement, à l'image de l'étude menée par Lüchinger dans le canton de Soleure, cela se solde souvent par l’absence d'augmentation de ces dernières lorsque la taille augmente (Lüchinger & Stutzer, 2002, p. 28)

Gestion simplifiée, décisions plus rapide - La chaîne décisionnelle gagnera en rapidité, en réactivité et en efficacité

Ces points ne sont pas pertinents et ne sont pas inhérents à une fusion. Il est tout à fait possible d’avoir une simplification de la gestion sans fusionner. La rapidité des décisions est plus liée au projet en lui-même qu’au nombre de décisionnaires. La “concurence” inter-communale peut être bénéfique au projet avec des prises en compte des divers intérêts des communautés et par l’émulation que provoque la discussion. L’efficacité et la réactivité sont inhérentes aux personnes et non pas à une fusion.

Meilleure utilisation des ressources

Cet argument n’a rien à voir avec une fusion, il est lié à une personne gérant les ressources. La fusion n’améliorera pas ni péjorera l’utilisation des ressources. C’est, ce qu’on appelle, un exercice de style et rien d’autre !

L’allègement du poids des charges cantonales

Selon l’étude de Steiner, 2000, “l’allégement financier du canton est une fiction, car deux communes financièrement faibles demeureraient financièrement
faibles après leur fusion. En outre, l’intensité des activités de conseil ne baisserait pas vraiment, car si des communes plus grandes auraient certes moins de questions à faire résoudre par des experts cantonaux, celles-ci seraient en revanche d’autant plus complexes”. Cet argument n’est donc que pure conjecture.

Fusion favorable au maintien du taux d’imposition actuel

Le maintien ou l’augmentation du taux d’impôt n’est pas lié à une fusion et encore moins par la taille de la commune, mais il est influencé par la gestion des élus, aux charges et recettes communales. Pour exemple, la commune de La Tour-de-Peilz, avec un nombre d’habitants de près de 12’000 n’a que 20 millions de dettes alors que nos 2 communes, en cumulé sont à près de 130 millions.

Fusion favorable au développement de projets d’avenir

Cet argument n’est que conjecture. A l’heure actuelle, les partisans de la fusion ne peuvent donner aucun exemple d’un projet de société, ni même d’une prestation améliorant la vie des habitants des deux communes.

Le système péréquatif nous sera favorable

S’il y a bien un thème qui est flou et abstrait, c’est bien celui-ci. La péréquation change chaque année et est déterminée par le Canton. Les communes sont donc tributaires du bon vouloir de ce dernier et cette aide peut disparaître en tout temps. Cet argument n’est donc que conjecture.

La nouvelle commune dynamisera la Riviera

On aimerait avoir des exemples concrets de cette dynamisation car on se demande comment.

La nouvelle commune offrira un contrepoids à la zone d’influence des communes urbaines

Pour en faire quoi? Là encore on aimerait avoir des exemples. Nous ne voyons pas très bien comment la nouvelle commune pourrait contrebalancer (et à quel sujet) des communes comme Vevey, Montreux ou même La Tour-de-Peilz qui ont toutes trois un nombre supérieur d’habitants, qui ont un centre densifié et qui ont une valeur ajoutée économique et touristique.

La participation politique facilitée

Certains observateurs on pu constater que la taille des communes peut influencer négativement la participation politique, c'est-à-dire que plus la population d’une commune est grande, moins les citoyens participent. Encore faut-il s’entendre sur la définition de la participation politique. S'agit-il uniquement de la participation aux élections, aux référendums ou encore au corps politique ? En règle générale, il est observé que la participation aux élections est plus élevée dans les plus petites entités. La taille des petites communes permettrait de favoriser les contacts avec les élus locaux car la communication y est plus efficace. A l'instar des contacts avec les élus locaux, la confiance en ces derniers est aussi négativement liée à la taille des communes et c'est là encore, un argument en défaveur des fusions de communes, selon Swianiewicz, 2002.

Un coquille vide, cette fusion !

Voir tous nos communiqués de presse sur le site:
www.non-fusion-blonay-st-legier.ch

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